Le premier noyau fortifié, sur le rocher sur la rive gauche de la Doire, est déjà documenté à partir de 1155, quand les comtes d'Albon exerçaient leur contrôle stratégique, militaire et commercial sur la route du Mont-Genèvre, et Exilles constituait l'extrême confin oriental de la principauté. En 1339 le château présente une structure complexe : c'est un rare exemple de « château de route ». Durant la deuxième moitié du XVIe siècle le château est longuement disputé entre les factions opposées des catholiques et des réformés qui cherchaient à contrôler le Dauphiné de ce côté des Alpes. Après la paix de Lyon de 1601, et pour longtemps, la Forteresse n'est plus l'objet de convoitises internes ou de tentatives d'occupation par les ducs de Savoie, désormais liés politiquement à la cour de France. Ce n'est qu'en 1708, dans le cadre de la Guerre de Succession d'Espagne, que les armées de Victor-Amédée Ier de Savoie réussissent à s'emparer de la Vallée de Bardonnèche et, en redescendant la vallée, à prendre la forteresse. La conquête piémontaise
des vallées alpines de la Doire et du Cluzon, avec le successif passage sous la souveraineté des Savoie, sanctionné par le Traité d'Utrecht de 1713, détermine une nouvelle position stratégique des Etats de Savoie. Le rocher fortifié d'Exilles subit d'imposants travaux de restructuration et de modernisation, parmi lesquels le retournement du front défensif vers la France. Dans la deuxième moitié du XVIIIe, d'ultérieures transformations sont réalisées d'après les indications de Pinto di Barri. Le fort est ainsi reconstruit suivant
une remarquable synthèse entre organisation défensive et logistique, avec
la formation de corps indépendants, auto-suffisants et en progression défensive. Les Français ayant imposé sa démolition par le Traité de Paris
du 26 Floréal An IV (15 mai 1796), le Fort est reconstruit dans sa forme actuelle entre 1818 et 1829 par le Roi de Sardaigne revenu en possession
de ses territoires. L'ouvrage actuel, réalisé suivant les dessins des capitaines du Génie G. A. Rana et A. Olivero, reprend l'organisation formelle et défensive de la forteresse du XVIIIe, modernisée selon la technologie militaire du XIXe.
des vallées alpines de la Doire et du Cluzon, avec le successif passage sous la souveraineté des Savoie, sanctionné par le Traité d'Utrecht de 1713, détermine une nouvelle position stratégique des Etats de Savoie. Le rocher fortifié d'Exilles subit d'imposants travaux de restructuration et de modernisation, parmi lesquels le retournement du front défensif vers la France. Dans la deuxième moitié du XVIIIe, d'ultérieures transformations sont réalisées d'après les indications de Pinto di Barri. Le fort est ainsi reconstruit suivant
une remarquable synthèse entre organisation défensive et logistique, avec
la formation de corps indépendants, auto-suffisants et en progression défensive. Les Français ayant imposé sa démolition par le Traité de Paris
du 26 Floréal An IV (15 mai 1796), le Fort est reconstruit dans sa forme actuelle entre 1818 et 1829 par le Roi de Sardaigne revenu en possession
de ses territoires. L'ouvrage actuel, réalisé suivant les dessins des capitaines du Génie G. A. Rana et A. Olivero, reprend l'organisation formelle et défensive de la forteresse du XVIIIe, modernisée selon la technologie militaire du XIXe.
Après le 8 septembre 1943 le Fort est abandonné ; sans garnison, il subit pendant des années la mise à sac de tout ce qui est démontable:
des menuiseries aux tuyauteries, des fils électriques aux planchers.
C'est le prélude aux dégats successifs dûs à l'abandon et au manque total d'entretien. En 1978 la Région Piémont acquiert l'édifice auprès du Domaine Militaire par le biais d'un prêt à usage, avec l'engagement de
se charger de la restauration et de la réhabilitation fonctionnelle du monument. Un projet de restauration, intérieure et extérieure, est développé, avec pour but la définition d'une organisation d'ensemble du Fort destinée
à former la référence globale pour toutes les interventions successives. En avril 1996 une Convention est établie entre la Région Piémont et le Musée National de la Montagne de Turin pour la mise en valeur et la promotion du Fort d'Exilles. Il s'agit d'une étape importante, au sein d'une collaboration née
en 1995 entre les deux institutions, qui marque l'engagement commun pour
la mise au point d'une ligne d'image générale et d'un plan de gestion culturelle du monument de la Vallée de Suse. Le monument et les espaces d'exposition ont été ouverts au public le 8 juillet 2000.
des menuiseries aux tuyauteries, des fils électriques aux planchers.
C'est le prélude aux dégats successifs dûs à l'abandon et au manque total d'entretien. En 1978 la Région Piémont acquiert l'édifice auprès du Domaine Militaire par le biais d'un prêt à usage, avec l'engagement de
se charger de la restauration et de la réhabilitation fonctionnelle du monument. Un projet de restauration, intérieure et extérieure, est développé, avec pour but la définition d'une organisation d'ensemble du Fort destinée
à former la référence globale pour toutes les interventions successives. En avril 1996 une Convention est établie entre la Région Piémont et le Musée National de la Montagne de Turin pour la mise en valeur et la promotion du Fort d'Exilles. Il s'agit d'une étape importante, au sein d'une collaboration née
en 1995 entre les deux institutions, qui marque l'engagement commun pour
la mise au point d'une ligne d'image générale et d'un plan de gestion culturelle du monument de la Vallée de Suse. Le monument et les espaces d'exposition ont été ouverts au public le 8 juillet 2000.















